L’exposition Visages/ Portraits européens s’invite sur les berges de Seine

Valery Giscard d’Estaing, de la série ‘Capitale Europe’, depuis 1990 © Christian Courreges

Valery Giscard d’Estaing, de la série ‘Capitale Europe’, depuis 1990 © Christian Courreges

L’exposition est un cadeau des Pays-Bas aux Parisiens, dans de cadre de la présidence néerlandaise de l’UE, le premier semestre 2016. Elle se déroule sur les berges de Seine du 10 mars au 15 avril. Elle sera inaugurée par Madame Jet Bussemaker, ministre de l’Enseignement, de la Culture et des Sciences des Pays-Bas, le 10 mars à 15h, à l’occasion de la visite d’état de leurs Majestés le roi Willem-Alexander et la reine Máxima.

L’exposition présente des œuvres de 24 photographes : de grands noms comme Denis Darzacq, Christian Courrèges, Anton Corbijn, Juergen Teller et Stephan Vanfleteren, mais aussi des artistes moins médiatiques et néanmoins influents. L’ensemble traduit la force, la richesse et la diversité de la photo de portrait européenne contemporaine.

VISAGES se veut une rétrospective des principales évolutions de la photo de portrait européenne au cours des dernières décennies. Elle met en évidence une tendance qui place l’individu, célèbre ou anonyme, et son identité socioculturelle au centre du travail de l’artiste, en écho aux changements rapides qui ont bouleversé l’identité européenne depuis 1990 : mondialisation, migrations, apparition d’internet, unification économique. L’exposition questionne les notions d’identité, de culture, d’histoire, et la relation entre le modèle, le spectateur et le photographe.

Mother, 1992 © Koos Breukel

Mother, 1992 © Koos Breukel

Se jouer des traditions

L’exposition montre des portraits réalisés en studio et en extérieur. Ceux des années quatre-vingt-dix se caractérisent par une multiplicité de références à la photo de mode, à la photo documentaire et au reportage. Le photographe de mode Juergen Teller réalise ainsi le portrait de jeunes femmes qui viennent le solliciter pour tenter leur chance dans le mannequinat. Nikos Markou se rapproche plutôt de la tradition documentaire en laissant transparaître la situation économique actuelle de son pays, la Grèce. Pour sa série sur les pêcheurs flamands, le Belge Stephan Vanfleteren a quant à lui choisi de faire du contexte personnel un élément à part entière du portrait. Depuis les années quatre-vingt-dix, les photographes sont de plus en plus nombreux à diriger leur objectif sur Monsieur Tout-le-Monde. Beat Streuli photographie ainsi dans la rue des passants qui ne soupçonnent rien. Toutefois, l’exposition présente également des portraits de personnalités politiques ou d’artistes, ainsi que des autoportraits.

Coopération européenne

Frits Gierstberg est le commissaire de l’exposition. L’exposition originelle a été coproduite par le Nederlands Fotomuseum (Rotterdam), le centre des beaux-arts BOZAR (Bruxelles) et le musée de la photographie de Thessalonique sous le titre FACES European Portraits since 1990.

Catalogue

L’ouvrage Le portrait photographique européen depuis 1990 présente le travail de tous les photographes exposés, avec une préface de Frits Gierstberg et un essai de la philosophe Alicja Gescinska.

 © Hellen van Meene

© Hellen van Meene

 

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